2009-12-15

Etape supérieure?

Voilà, tu es passée en terminale S tant bien que mal (en foutant rien, mais tu y es, c'est le principal). Bien evidemment, ta rentrée se passe à merveille (chercher l'erreur), un peu comme ici: .Merci professeurs.. Bref, au final tu te retrouves avec comme seule amie A., tu es contente, mais bon, sur le nombre d'amis à toi qui passaient en terminale S, ils auraient pu faire un effort et vous mettre ensemble. Le deuxième jour de cours, tu dois déjà rendre un DM en maths et le premier controle est déjà fixé. Génial. Y a pas à dire, tu préférais les vacances. Tu découvres peu à peu tes profs... La plupart sont bien, mais pas tous, il fallait s'y attendre. La prof d'espagnol, Mme C. est ce que tu pourrais qualifier de folle à lier. Si, si, à peine rentrée dans la salle à son premier cours, elle te crie dessus. Les volets déroulants étaient fermés, et tu as voulu les ouvrir, voilà la raison de ton serment et de ton changement de place. Bien, celle-la, tu l'as déjà cataloguée. Mais ce n'est pas tout, quelques minutes après, ta classe et toi-même devez voter pour l'unique fourniture scolaire. Ouais, ta gentille professeur ne voulait pas que certains aient des classeurs et d'autres des cahiers. C'est pour ça que vous avez passé environ dix minutes à essayer de répondre à la question existentielle "Cahier ou Classeur?". De plus, l'argentine frôle de très près l'insupportable. Elle parle très souvent pour ne rien dire et tu ne comprends rien à cause de l'accent, mais à chaque fin de phrase, elle est prise d'un spasme plutôt étrange: sourire forcé sans montrer les dents ajouté d'un levé de sourcil puis d'un hochement de tête en avançant son menton vers la classe. Plutôt flippante l'argentine... Déjà que tu n'aimais pas l'espagnol, ça va être pire, apparemment.

Pour un autre exemple, il y a Mme M. prof d'Histoire-Géographie et fantasmant sur les hommes coloniaux (très virils, d'après elle) à ses heures perdues. Elle, ce n'est pas du genre à te laisser dormir pendant son cours, contrairement à M. A. de l'année dernière (qu'il était bieeen!). En effet, tu as à peine sorti ta trousse qu'elle a commencé à dicter et qu'elle en est déjà au deuxième paragraphe. Son cours, parsemé de "Petit 1", "Grand B", "Petit tiret" est totalement incompréhensible. Elle te cite des pays africains que tu n'avais jamais entendu auparavant et des noms de gens que tu ne connais ni des lèvres, ni des dents (Ni d'Eve ni d'Adam, pour ceux qui n'auraient pas cerné). Au final, ça donne "Et, la Albert Serminat a aidé les habitants de Youter, le Poiluna d'aujourd'hui, à se munir en armes". Ouais, tout à fait. De plus, elle est plutôt du genre hystérique quand on lui pose une question.

Ensuite, il y a bien-sur le prof de philo et celui-la, c'est celui que tu as le plus de mal à cerner... Déjà, tu as eu le droit au stéréotype du prof de philo question look: partiellement chauve, mais avec les cheveux longs tout de même, rabattus par derrière et gris, bien-sûr. Son tic: il n'arrête pas de se passer la main dedans. Ensuite, il a de petites lunettes rondes qu'il ne cesse d'enlever et de remettre, en faisant faire un petit tour entre ses dents à l'extrémité de la branche. Son autre et énième tic: taper sur le tableau pour rythmer sa phrase avec le dessus de sa main. Bien que tu n'aies eu que trois heures de philo depuis la rentrée, tu sens déjà le coté soporifique de la matière. Le premier "sujet" était "pourquoi philosopher?" et le prof s'est étendu sur le sujet pendant les trois heures. Trois heures sur lesquelles tu as écouté environ vingt minutes.
Le plus drôle, en philo, c'est les phrases. Par exemple, un élève lève le doigt et explique sa pensée. Le prof reformule la pensée en déformant en tout point l'idée et la marque au tableau en disant "C'est ça que tu voulait dire?", et nous, pauvres élèves, sommes obligés de répondre "Heuuuu... Oui.". Le tout avec une phrase quasi incompréhensible par la plupart des gens.

Au final, il y a deux types de gens: les mortels, et ceux qui pigent quelque chose à la philo. Au prochain cours, c'est certain, j'amène ma Game Boy Color.

Mère indigne!

Depuis que tu es toute jeune, tu es obligée d'aller chez le dentiste régulièrement, parce que tes dents, c'est vraiment de la m*rde. Effectivement, tu as toujours eu des dents en moins, des dents en trop, des dents avec un trou au milieu... Bref, dernièrement, ça allait mieux. Mais non, ton dentiste est fourbe, et ta mère aussi: elle t'a pris rendez-vous pour un arrachage de dent. Mais pas n'importe quand, en plus: pendant ses horaires de travail. Du coup, pour y aller, tu es obligée de traverser plusieurs villages avoisinants le tiens à vélo, pour aller chez le dentiste. Motivation 0.

Lorsque le grand jour est arrivé, tu as enfourché ton vélo vieux de trois ans, celui qui a les pneus tous fissurés, et tu es partie une heure à l'avance, étant donné que tu es lente. Ah, ce que c'est bien le vélo en descente! Et oui, au bout de dix minutes, tu es arrivée à destination. Et m*rde. Pendant que tu stresses un peu, voire beaucoup, pour ta dent, tu essaies de t'occuper (voir article "
.Merci Docteur.").
Au bout d'un certain moment, la dentiste vient te chercher: c'est ton tour. Une fois qu'elle t'a dit bonjour, la discussion plus ou moins mondaine arrive. "Oh mais dis-donc Pauline, tu as grandi!!". Un jour, faudra que tu lui expliques que ça fait quelques années que ta croissance est finie, et qu'à ton âge, ce n'est plus un compliment. Mais bon, pour le moment, tu te contentes de sourire tant que ta bouche est en état.

Bref, tu t'allonges, elle baisse le siège automatiquement, ce qui à chaque fois te surprend. Ensuite, elle te fout toujours sa grosse lampe dans la gue*le, et là encore, même si tu le sais, ça te surprend toujours. Ensuite, elle se penche au dessus de toi, et là, tu sens bien que c'est la fin. Alors que tu vois ton début de vie défiler dans ton esprit, elle te charcute l'intérieur de la bouche sans pitié. Et vas-y qu'elle te tire la joue, la langue, te tripote les dents... C'est dans ces moments la que tu as envie de pleurer en criant "MAMAAAN VIENS M'AIDER!!". Mais bon, elle a autre chose à foutre, la maman.

A vrai dire, tu as toujours pensé que ta dentiste était pas douée. Même quand t'étais petite, tu voulais devenir dentiste, et tu étais déjà suivie par celle la, et comme tu étais modeste sur tes capacités, tu savais que ce métier pouvait faire partie de tes cordes. Et tu avais raison. En effet, la première chose qu'elle te fait, c'est te planter l'aiguille anesthésiante directement dans ton infection. Ah, oui, oui, oui, on ne peut pas dire que ce soit très agréable. Même en voyant ta gue*le de tarée qui gesticule sous la douleur, elle ne réagit pas et laisse l'aiguille bien plantée quand même.

C'est une fois qu'elle a enlevé qu'elle a compris, au moment où tu crachais plein de sang dans le lavabo. Elle te demande alors "Ca va, tu n'as pas trop mal?". Mais nooon, tout baigne! Bref, après quelques relents de haine (méritée) et ta bouche engourdie, elle peut t'arracher cette maudite dent. Là, c'est le moment où t'as rien compris. Tu avais la lumière plein phare dans les yeux, le visage paralysé, et d'un coup tu as entendu "Ca y est". Ah... bon.

Maintenant, les choses se gâtent. Tu dois repartir. C'est bon, tu es prête: ton sac à dos est là, avec ton portefeuille dedans, ton nouvel appareil dentaire, et ta vieille dent de lait aussi (pour la petite souris). Et comme l'aller était en descente, tu dois maintenant tout remonter. Génial, tu as au moins 7 kilomètres à faire. C'est vrai que c'est pas la mort, mais avec ton niveau sportif, ça peut vite le devenir. Pendant que tu pédalais, tu t'es faite doublée une centaine de fois, et klaxonnée par tous les routiers qui passaient par là. Le pire ce sont ceux qui t'encouragent, et qui gueulent "ALLEZ!! Pédale pédale!" avec leur sourire niais. C'est bon, c'est pas une compétition sportive non plus, tu essaies juste de rester en vie sans t'étouffer avec ta propre lèvre anesthésiée. D'ailleurs, tu as l'impression qu'elle pend lamentablement, mais quand tu passes ton doigt dessus, elle est bel et bien à sa place, mais un filet de bave la décore. Bah oui, puisque tu ne sens pas quand ça coule, bah tu peux pas l'enlever. C'est là que tu espères que ce n'est pas visible, sinon tu aurais eu l'air bien conne, même si ça ne change pas trop de d'habitude.

Bref, au bout d'une heure, au lieu de 10 minutes à l'aller, tu es arrivée, enfin. C'est là que tu te rends compte que quelque chose cloche. La dentiste t'avait dit que l'anesthésie durait une dizaine de minutes, et là, au bout d'une heure, tu ne sens toujours rien. Et si tu restais à vie comme ça?

Tu as peur.

Mais bon, le soir même, c'était déjà parti, et en plus, tu as reçu une visite. En soulevant ton coussin, tu es tombé sur un billet de 5€. Bah dis-donc, plus tu grandis, plus la petite souris est riche, enfin, surtout, plus ta mère devient complètement gaga.

Nooon, pas le centre commercial! A l'aide!

Et oui, les soldes d'été qui arrivent te font tourner la tête! Aaah ces belles (longues) semaines où tu pourras restée enfermée chez toi au lieu de te mêler à la foule abondante! Car, oui, cet évènement presque culturel te rappelle de bons souvenirs!

Déjà, à chaque fois, ta mère te supplie (carrément) de l'accompagner avec elle et elle te promet une montagne de vêtements que bien-sur, tu ne veux pas. Bon, de toute façon, tu n'as pas le choix, alors tu la suis. Evidemment, il faut se rendre en ville, et ce n'est pas une petite aventure, car c'est bel et bien toi qui conduis jusqu'à la station de métro. Depuis peu, tu es en conduite accompagnée. Ca aussi, ça te rappelle de bons souvenirs. Pour commencer, il a fallu que tu passes ton code, ce qui implique bien-sur de nombreuses heures assise sur une chaise en répondant à des questions qu'un super DVD te posait. Et rien qu'avec ça, tu te posais plein de questions métaphysiques, dans le style "mais heu, comment ils font pour prendre les photos des situations, à l'emplacement du conducteur? Le mec là, sur l'autoroute il va s'amuser à lâcher le volant pour prendre une photo...?". Mais bien-sur ce n'est pas avec ce genre de questionnement que tu faisais moins de 5 fautes.

Sinon, tu t'amusais à dessiner sur ta feuille, ou a noircir certaines cases. Mignon. Mais quand même! 8 mois tu y as passé dans cette put*in de salle! Parce que oui, cette salle n'est pas une salle comme les autres. Il y a toujours tout un tas de gens plus ou moins chiants. Tout d'abord, il y a les deux pintades du fond, celles qui viennent entre copines et qui se soufflent toutes les réponses entre elles (et pour la salle tout entière, au passage). Le pire, c'est que du coup tu mettais toi aussi les réponses qu'elles soufflaient, et la plupart du temps, elles étaient fausses. Ensuite, il y a le mec qui téléphone tout le temps, ou envoie des textos. Tu es alors submergées de "tictictacclacltictoc" et de "j'te rappelle après, je suis au code!!". Sinon, tu entendais toujours au moins deux personnes malades qui reniflaient, éternuaient, toussaient... Mais la chose la pire, celle qui t'a fait détester le code, c'est bel et bien les chaises. Ah non, on dirait pas comme ça, mais ces chaises font vraiment mal au cul. Pourtant, elles sont bien accueillantes, bien moelleuses. Mais non, au bout de 5 minutes tu avais le cul tout engourdi, et impossible de te le dégourdir en te levant, sinon tu perturbes tout le monde. Finalement, tu l'as eu du premier coup. Comme quoi tu t'en es bien sortie, par rapport au seul mec de la fournée qui ne l'a pas eu. Le seul qui se vantait qu'il allait l'avoir, d'ailleurs. Il faisait moins le malin, au retour, quand il était le seul à ne pas textoter à ses potes : "je l'ai eu!!!". Bon, ensuite, ce n'était plus de la rigolade, il a fallu que tu fasses des heures de conduite. Génial. Tu as alors conseillé à tous tes potes qui ont le permis de ne pas conduire sur Toulouse pendant les plages horaires de tes leçons. Mieux vaut prendre des précautions, vu comment tu es à vélo. Pour commencer, la femme te fait répondre à des questions de merde, et ensuite tu peux commencer à conduire. Bien-sur, pour toi elle avait prévu environ 28heures de conduite. Mais oui, c'est ça. Ensuite, elle te regarde et te dit "vas-y, fais marcher la voiture". Bon, tu tournes la clé, la moteur démarre. Elle enchaîne avec un "vas-y, fais la avancer". Alors bien-sur, tu appuies comme une bourrine sur l'accélérateur, et BAM, tu cales. Ahaha mais il y a donc un piège sournois. Elle t'apprend ensuite toutes les techniques les plus farfelues (c'est vrai, quoi, ils auraient pu faire plus simple en pensant aux gens indisposés cérébralement, comme toi). Tu as ensuite continué tes merveilleuses leçons: d'abord, tu n'avais que le volant, ensuite la boite de vitesse, et ensuite la totale (si, si). Bon, au début, tu as un peu galéré comme une co*ne avec le volant. Tu essayais de tourner mais tes bras se croisaient, et tu restais bloquée. Et voilà ce que ça fait de ne pas savoir se servir de ses bras. C'est dans ce genre de moment que tu te dis que tu aurais pu apprendre la tecktonik, ça t'aurait peut-être démêlé les bras. Au final, elle t'a lâché au bout de 20heures de conduite, comme quoi, c'était vraiment des tests de m*rde.

Bref, après ton petit flashback dans les péripéties de la conduite accompagnée, tu arrives tant bien que mal au parking du métro. En effet, en chemin, tu t'es pris deux ou trois trottoirs, tu as calé une dizaine de fois, on t'a klaxonné deux fois, ta mère t'a crié dessus environ vingt fois et tu as été doublée par environ six voitures sur dix kilomètres. Beau quota, tu es fière d'avoir créé des embouteillages à toi toute seule. Au moment de te garer, ce n'est plus de la rigolade. Effectivement, tu y passes à peu près deux minutes entières à manoeuvrer, et quand tu es enfin fière de toi, ta mère te sort "Non mais, gare-toi comme il faut!". Ah, bon. Alors tu recommences et te retrouves dans la même position que lors de la première tentative. Bon, tant pis. Tu éteins le moteur et tout et tout, et tu te casses direction le métro.

A partir de là, c'est à ta mère de galérer devant les distributeurs de tickets. Et là, tu ris: "Mais b*rdel comment ça marche cette machine?". Bon, au bout d'un moment, tu lui montres, quand même. Voilà, vos deux tickets sont imprimés. Maintenant arrive une autre épreuve pour ta mère: le passer dans les tourniquets pour valider. Il y a deux sortes de tickets, et deux bornes différentes. Bien-sur, ta mère essaie de valider son ticket sur la mauvaise borne. "Maman, c'est là qu'il faut le mettre" dis-tu à ta mère ton donc désespéré. C'est bon, tu es dans le métro, mais la, DAMNATION! Ta mère se rend compte que ce n'est pas elle qui a les clés de voiture, ni toi. Mais c'est qui alors? Et oui, c'est encore cette p*tain de Twingo qui te joue des tours: elle les a gardées (mais non, ce n'est pas du tout de ta faute, ce n'est pas toi qui les as oubliées sur le volant, mais bel et bien la voiture qui les a gardées). Après quelques insultes (au moins) de ta mère, tu fais demi-tour et part à la recherche des clés perdues (un très bon film). Bien-sur, tu y cours seule, car si ta mère t'accompagne, il faudra payer deux tickets en plus au lieu d'un seul. Tu arrives devant la voiture qui est restée là, et n'a pas été volée comme le certifiait ta chère mère sous le coup du stress. En effet, les portes étaient ouvertes et les clés bien présentes. Et m*rde. Tu retournes au métro, mais comme ta mère dit que c'est de ta faute, tu repaies le ticket avec tes sous. Non mais franchement, t'as jamais l'habitude de les prendre ces p*tains de clés étant donné que tu es toujours du coté passager, alors qu'elle, elle les prend tout le temps. Tsss, elle aurait pu y penser, nom didiou. Bref, après ce (petit) incident, tu retournes dans le métro. Et là, tu ne sais pas pourquoi, mais le coup de déprime débarque. En même temps, quand tu vois la gueule des autres gens, tu comprends que tu n'es pas la seule. Ca doit être le lieu. Mais tu remarques tout de même certains stéréotypes que tu vois à chaque fois. Déjà, il y a le vieux pervers qui fixe les poitrines de toutes les filles en souriant. Ensuite, il y a le tecktonik killer, ou le rappeur, qui a mis sa musique à fond sur son portable et tous les gens autour de lui le regardent de travers. Après, il y a la personne qui lit un gros pavé, et surtout, la personne assise à côté qui lit en diagonale le livre de l'autre. La, tu te sens rassurée, tu n'es pas la seule à zieuter les bouquins des autres. Juste à coté, il y a quelqu'un qui dort. Parfois, c'est même bruyant, et dans les cas les plus désopilants, un filet de bave pend. Généralement, cette personne se réveille en sursaut pour se demander si son arrêt n'est pas déjà passé. Et pour finir, il y a le couple qui se roule de grosses pelles et qui glousse entre chaque baiser. Sinon, ce qui t'a toujours fait rire, c'est les gens qui courent au bord du quai pour attraper le métro. Certains se faufilent même quand les portes se ferment sur eux et font attendre dix secondes de plus à tous les passagers. Mais tu le vois, ils en sont fiers d'avoir attrapé ce métro là, ils ont le sourire aux lèvres. Ce que tu comprends pas, c'est pourquoi ils se sont acharnés à courir alors qu'il y en a un autre qui passe dans deux minutes.

Bref, voilà ton arrêt, au centre ville. Juste après l'ouverture des portes, tout le monde se rue sur l'escalator, et la ta mère te tire de la foule pour que tu montes les escaliers non mécaniques. Tu arrives en haut éssouflée, faute de sport, mais bien avant ceux qui ont pris l'escalator. La, tu te sens forte.

Voilà, c'est le moment de faire du shopping, et tu es de super bonne humeur à l'idée d'acheter plein de nouvelles affaires (cherchez l'erreur). Déjà, tu sors du métro, et aperçois la ville grouillante de monde. Des gens... PARTOUT... Bon, c'est pas si grave, tu te dis. Tu entres donc dans le premier magasin, et choisis tes vêtements parmi la foule. Il fait chaud, tu transpires, tu en as déjà marre mais une longue après-midi de labeur t'attend. Ton gros tas d'habits choisis, tu pars les essayer. Déjà, tu attends une demi-heure avant qu'une cabine se libère. Voilà, tu y es. Tu enfiles tes vêtements, et sens encore que les dessous de manches des T-shirt sont encore mouillés de la transpiration de la fille avant toi. Charmant. Sur 5 habits que tu as choisis, qu'un seul te va. Tu as l'impression d'être un gros boudin en te regardant dans le miroir, avec tes habits qui ne mettent pas du tout en valeur ton gras. Te voilà en déprime totale, et ta mère te propose d'aller manger une glace. Tu es quasi obligée d'accepter, tant pis pour ta graisse. Vous avez encore à traverser la moitié de la ville pour trouver un glacier pas trop cher et pas bondé. Tu as mal au pieds, il fait chaud, et tu n'as qu'une envie: t'affaler dans ton lit et t'enrouler dans les draps tout frais. Une fois chez le glacier, tu poses ton cul avec le caractéristique "Aaaahhhh!". Tu es partie pour ne vraiment plus te lever. Bref, tu manges ta glace et te relèves avec peine. Maintenant la pause terminée, c'est à toi d'accompagner ta mère dans ses magasins préférés. Et alors là, le temps passe beaucoup plus lentement que tu ne pouvais l'imaginer. Elle te trimballe partout: Camaïeu, LMV, Lulu Castagnette... Heureusement, il y a des endroits où t'assoir. Alors tu sors ta gameboy et joue à Tetris, triste, seule et abandonnée (au moins). Bref, au bout d'une demi-heure qui t'a parue durer 3heures, vous vous décidez à rentrer. Tu observes alors les poches de ta mère: elle en a 5 bien remplies, et toi tu n'en as qu'une qui n'est remplie que d'un seul T-shirt. Du coup, tu vas être obligée de te retaper tout le shopping dans quelques mois. T'as mal géré, là, m*rde.

Et voilà, c'est l'heure de rentrer, mais tu es vraiment trop crevée, alors tu laisses ta mère conduire. Comme quoi, le shopping te nuit partout, même dans ton apprentissage.

2008-03-06

Comment cerner le faux rebelle?

Le rebelle est omnipresent, il t'envahit, tout le temps. Il est partout, te suit partout, te turlupine, t'angoisse, te fait pitié, te fait rire. Bref, il y a le vrai rebelle, celui qui braque les bagnoles et qui vend de la LSD à tous les camés du coin, et il y a le faux. Le faux est beaucoup plus facile à cerner, en voici les caractéristiques:
- Le rebelle n'appuie pas sur le bouton « arrêt demandé » du bus, il y donne un grand coup, parce que la violence, ça fait rebelle.
- Le rebelle met une ceinture à ses jeans, mais on lui voit quand même tout le cul: le jean qui tombe, ça fait rebelle, et la ceinture de marque, c'est pour la classe.
- Le rebelle a des badges sur son sac à dos « destroy »: le signe anarchie, la photo du Che (d'ailleurs, le rebelle est persuadé que le Che est espagnol), et le nom de son groupe préféré, au choix Good Charlotte, Blink 182 ou encore Marilyn Manson
- Le rebelle écrit en phonétique sur le net, c'est plus tendance et ça montre qu'il est dans le vent. D'ailleurs, il vient te demander pourquoi toi, tu écris normalement. Tu fais bien entendu semblant que tu n'as rien lu pour éviter de t'emporter.
- Le rebelle est contre la société de consommation, mais il s'est quand même acheté les dernières Etnies top tendance
- Le rebelle est défoncé quand il fume une clope, mais chut, faut pas lui dire que y a pas de THC dedans, ça va le perturber.
- Le rebelle met des T-shirt de system of a down, mais se cache pour écouter du Raphaël et du Tokio Hotel
- Le rebelle est anti-sarko, mais ne veut pas donner d'argent aux oeuvres charitatives, parce que bon, c'est son argent personnel.
- Le rebelle adore la vodka aux soirées, d'ailleurs à chaque fête, il finit par vomir ses trippes, mais il se sent cool.
- Le rebelle boit aussi entre les cours, histoire que tous ses petits camarades soient au courant que c'est un grand, maintenant.
- Le rebelle s'appelle Kevin ou bien Clément.
- Le rebelle a un skyblog où il poste les photos de ses dernières soirées. Il y a beaucoup de fautes d'orthographe et de « lol » ou « mdr » voire « <3 ».
- Le rebelle fait des crises de « depression » à cause de cette « scoiété de merde ». D'ailleurs, il revendique quand il va mal.
- Le rebelle a envie de laisser pousser ses cheveux, voire d'avoir des dread locks, mais sa maman n'est pas d'accord.
- Le rebelle se taillade les avant-bras, mais qu'en hiver, comme ça il peut mettre des pulls pour « cacher », même s'il montre ses cicatrices à tout le monde. Ce stéréotype est beaucoup plus courant chez la fille.
- Le rebelle (mais poussé à l'extrême, la), passe sa journée rue Temponière devant « Wap doo Wap ».
- Le rebelle est émo et écoute Fall out Boys.
- Le rebelle a dansé la tecktonik, mais maintenant qu'il sait que ce sont des gays qui l'ont inventé, il a arrêté.
- Le rebelle critique, d'ailleurs, il te ressemble. Ca te fait peur.

2008-01-16

Pisse and love

Ta matinée de cours est enfin terminée. A midi, bien évidemment, tu te précipites vers le self où tu rejoins tes petits camarades. Tu commences à faire la queue, mais comme tout le monde a eu ton idée, ça n’avance pas. Et là, tu te rends compte d’une chose horrible (si, si) : ta vessie est pleine ! Et tout le monde sait que quand une fille a envie de faire pipi, c’est là, tout de suite, maintenant !! Tu le signales à tes gentils compagnons, qui, en toute sympathie t’imitent le bruit de l’eau qui coule (le fameux « psssssss ») afin de te donner encore plus envie. Bien-sûr, ça marche, mais tu fais semblant que ça ne t’atteint pas, comme ça, ils ferment leur gueule. Mais ils sont tout de même gentil, et acceptent de sortir de la queue et de t’attendre dans un coin du lycée le temps que tu ailles dans ton lieu préféré : les toilettes du lycée. Oh oui, bien-sûr, tu adores cet endroit. Il faut d’abord élaborer une technique pour pénétrer dans cette pièce : les supers architectes ont mis les miroirs au début de la pièce, du coup le tas de pintades bloque l’entrée. Après avoir poussé deux ou trois jeans slim ambulants, tu arrives dans le couloir parsemé de portes qui ouvriront sur ton futur paradis. Mais bon, elles sont encore toutes fermées : entre les toilettes occupées et celles banalisées car détruites par des lycéennes dotées du Q.I. d’un escargot, te voilà à attendre. Mais ton calvaire n’est pas fini : les pintades ont besoin d’eau du robinet pour remettre leurs mèches en place, et cette fois tu sens que le « pssssss » pourra t’être fatal s’il persiste encore quelques temps. Ô, soulagement : une porte se libère. Tu t’engouffres dans la pièce sans même te soucier si d’autres attendaient avant toi (tu es true, ou tu ne l’es pas). Mais il te faut tout d’abord prendre tes précautions avant de poser ton derrière sur cette chose, la cuvette. En effet, tu cherches dans ton sac un paquet de mouchoirs dans l’espoir de les étaler sur le rebord de la cuvette plein de pisse. En vain, ton paquet a disparu. Et merde. Tu tentes de t’extraire discrètement de ces toilettes pour attraper du papier toilette 0,1 épaisseur. Manque de pot, il n’y a plus de papier. Bon, ce n’est pas grave, tu vas fouiller dans tout le bahut à la recherche de ce qui pourrait t’essuyer l’entre-jambe. Tu fais le tour de toutes les chiottes avant d’en trouver : au deuxième étage dans le bâtiment opposé à celui ou t’attendent tes camarades. Mais c’est juste un détail (si ce sont vraiment tes amis, ils t’attendront). Enfin tu vas pouvoir vider cette vessie qui te pèse dans le bas du ventre ! Tu attrapes assez suffisamment de papier toilette pour ne pas en manquer (environ un demi kilogramme) et entres dans la salle du trône. Tu découpes d’abord minutieusement le bandeau de papier, et disposes trois petites bandes : une sur le côté gauche, une sur l’avant et une sur le côté droit. Génial. Tu te retournes, baisses ton pantalon en prenant soin de relever ton manteau et jettes un coup d’œil entre tes cuisses pour voir l’état de la cuvette. Merde, en te retournant tu as fait du vent et les feuilles bien disposées sont tombées soit directement dans la cuvette, soit sur le sol recouvert d’un liquide assez suspect. Mais tu n’as justement pas envie de savoir si ce liquide est de l’eau ou bel et bien de la pisse. Tu reprends un peu de papier et redisposes les bandelettes de la même manière. Mais cette fois, tu prends soin de te retourner lentement, sinon ton petit stock va être vite épuisé. Tu mets tout ton dispositif en place pour poser tes petites fesses : passer le manteau sur le côté tout en vérifiant que tes poches soient bien fermées (ce serait ballot que ta carte de self tombe dans la cuvette APRES ton relatif petit jet), te déboutonner d’une seule main car l’autre est maintenant occupée, faire glisser ton froc et te suspendre au dessus de la cuvette. En effet, tu ne poses quand même pas tes cuisses sur le rebord, même recouvert de papier, c’est juste dans le cas où tu glisserais. Oui, car ce milieu est fourbe : en fin de journée, quand le sol est bien recouvert de liquide venant de l’entre-jambe des autres, le risque de glisser augmente. Tu aimes bien la patinoire, mais il ne faut pas abuser. Alors tu te suspends du mieux que tu peux, par la poignée, en faisant pression sur les murs ou en pensant que seules tes cuisses pourront vous soutenir, toi et tout le Nutella que tu as pu engloutir ces quelques jours. Mais bien évidemment, au bout de dix secondes, tu craques et tu te contrains à poser ton derrière sur cette chose. Au fond, ce n’est pas un problème, car maintenant tu vas pouvoir apprécier le talent d’écriture des tagueuses. « vive les rugbyman ». Waouh, ça c’est de la revendication !! « Kevin jtm ». Comme si ce Kevin en question allait se retrouvé assis (en position fécale, donc) dans les toilettes pour fille. Déjà que je doute que certains aient envie de déféquer (si, si, c’est un très joli mot) au lycée, mais en plus le faire dans les toilettes pour filles… Quand même, il y a des messages qui t’ont bien fait rire.
« Les capotes sont nos amies
Il faut s’en servir la nuit
Même si c’est pas très pratique
Et qu’on aime pas le plastique »
Ce petit mot t’a, par exemple, bien fait glousser. D’ailleurs, tu as espéré que personne n’était dans les toilettes et donc que personne ne t’ait entendue lâcher un rire délicat et féminin (cherchez l’erreur) seule dans les chiottes. Après avoir fini la lecture de toute la porte, tu te rends compte que tu t’es oubliée sur ton trône. Et béh, c’est presque que tu y passerais ta vie la dedans ! Tu t’empresses d’usager tes derniers petits bouts de PQ et tu sors, enfin soulagée. C’est à peu près à ce moment là que tu t’imagines tous les microbes collés à tes mains et à tes cuisses. Tu jettes désespérément un œil du côté du lavabo. Pas de savon. Quelle hygiène parfaite ! Mais ce n’est pas grave, tu es jeune et robuste (et ramollie), tu pourras résister à une éventuelle attaque terroriste de bactéries.
Maintenant que tu as vidé ta vessie, il faut te remplir la panse. Tu retournes au point d’attente de tes amis, pas mécontente d’avoir fait vite pour vider ta petite vessie. Mais non, non, non, tes gentils camarades vont vite s’empresser de te désillusionner avec une phrase dans le genre : « Hé béh, on a failli attendre ! ». Bien-sûr, c’est un représentant de l’univers masculin qui te dit ça. Lui, il a le matériel adéquat pour ne pas rentrer en contact avec (au moins) toute la tuyauterie du lycée. Le goujat.